La vendange 2020 du champagne porteuse de bonnes nouvelles pour le secteur

C’est l’une des meilleurs vendanges de ce siècle, malgré les adversités, le champagne a quelque chose à célébrer.

Ce début d’année n’est pas précisément mémorable pour les producteurs de champagne qui ont connu des difficultés de vente à cause du coronavirus. Cependant, le temps porte de bons fruits et c’est littéralement ce qui s’est passé avec le millésime 2020. Pour la première fois depuis six mois, les Champenois célèbrent quelque chose, à savoir la qualité potentielle de leur récolte 2020.

Malgré les difficultés et les mauvaises nouvelles concernant les ventes de champagne, le millésime s’annonce bien. Avec l’arrivée du printemps plus tôt que d’habitude, les cultures ont même négligé le risque de gelées tardives. En effet, l’hiver a été confiné comme nous l’avons été.

Grâce à la douceur du climat, le Champagne s’est dirigé vers l’une de ses premières saisons de floraison enregistrées, la floraison s’étant achevée au début du mois de juin.

Heureusement, pendant l’été, la récolte n’a pas connu la chaleur extrême de l’année dernière.

En outre, le climat sec a permis de lutter contre les maladies. Bien qu’il y ait eu une légère humidité au début du mois de juillet, les vignerons ont pu la contrôler. En effet, l’expérience de l’année dernière et des années précédentes a permis d’agir rapidement avant une prolifération accélérée de l’humidité.

En fait, les fortes chaleurs de la fin juillet et du début août n’ont affecté que le rendement. Et si l’on considère que le rendement commercial a atteint un niveau record de 8000 kg/ha, les dommages globaux dans la région ont été négligeables.

Il ne fait cependant aucun doute que certains producteurs ont été touchés par la chaleur. Par exemple, le champagne Olivier Horiot a estimé qu’il avait perdu 30 à 40% de sa récolte à cause des dégâts causés par la chaleur. D’autre part, le Champagne Philipponnat a également mentionné une perte de 30 % plus spécifiquement dans les blocs de Pinot Noir. Horiot et Philipponnat pensent tous deux que le Pinot Noir est plus sensible que le Chardonnay. Pourtant, la sécheresse a affecté toutes les variétés, réduisant le poids du Pinot Meunier et retardant la maturation du Chardonnay. Bref, compliquant l’organisation de la récolte.

 

La récolte touchée par le Covid-19

En outre la culture de la plante a été affectée par le même Covid-19. La MSA a imposé des mesures strictes pour maintenir la distance. Mais il n’est pas très pratique pour les travailleurs de s’en tenir à de telles mesures pendant la récolte. Les vendangeurs ont également dû porter des masques. Cependant, plusieurs maisons de champagne ont appliqué leurs propres mesures pour maintenir la productivité des vendangeurs.

Par exemple, Johan Merle, assistant de cave du Champagne Roederer, a imposé le port du masque à tout moment dans les vignes. Il est également obligatoire de le porter dans la cave et dans la presse. Mais il a également exhorté les vendangeurs qui sont restés sur la propriété pendant la récolte à subir un test Covid-19. Cependant, il est devenu impossible de porter le masque pendant 8 heures au soleil, c’est pourquoi il a été demandé aux vendangeurs de garder leur masque à proximité à des moments précis de la récolte. Ironiquement, le faible rendement de la récolte a entraîné une présence plus faible de personnes qui travaillent à la récolte et les restrictions ont donc été assouplies.

 

L’avenir des ventes : objectif de 230 millions de bouteilles

Grâce à l’arrivée de cette récolte 2020 prometteuse, les maisons de champagne se concentrent désormais sur les difficultés de vente rencontrées cette année. Il est prévu de vendre 230 millions de bouteilles cette année, sans quoi jusqu’à 1000 kg du rendement commercial de cette année seront reportés à l’année prochaine. Malheureusement, la situation actuelle ne semble pas prometteuse jusqu’à présent.

Maxime Toubart, président du Syndicat des Vignerons et co-président du Comité Champagne a déclaré à Wine-Searcher qu’il ne pense pas que les ventes descendront en dessous de 200 millions de bouteilles, mais doute qu’elles atteignent l’objectif de 230 millions de bouteilles. Le résultat dépendra aussi beaucoup du comportement du virus, par conséquent, du comportement de consommation.

 

Ne buvez pas au volant. Consommez avec modération.